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Créée en Angleterre vers 1740, c'est une pâte fine, dure et blanche (elle est composée d'éléments crayeux), très plastique. Pour l'imperméabiliser, on la recouvre d'un émail plombifère auquel on peut ajouter des oxydes afin d'obtenir des couleurs ayant des reflets métalliques.
Le décor portant le nom de Réverbère (entre autres emblématique des faïences de Lunéville) provient en fait d'un mode de cuisson. Les faïences sont en effet placées dans un four à réverbération et chauffées par l'intermédiaire de la voûte portée à haute température (c'est la méthode de cuisson des fours de boulanger). Les objets sont placés dans des récipients en terre réfractaire (les "cazettes") et subissent une cuisson à environ 800°. Il n'y a donc pas de contact avec la flamme. Ce mode de cuisson en provenance de Meissen (Allemagne), via Strasbourg, est apparu vers le milieu du XVIII° siècle. Il permet ainsi de cuire les pièces à "petit feu", c'est-à-dire que le décor est posé sur le biscuit émaillé qui a déjà subi une première cuisson. Cela permet au peintre de rectifier le décor ou de faire des retouches. Cette technique autorise en outre un élargissement considérable de la palette des couleurs avec en particulier le pourpre de Cassius qui donne aux bouquets de roses ou de tulipes un rouge éclatant.
Inversement, avant 1750, la cuisson dite au grand feu était une cuisson pratiquée à haute température (environ 1000°) au cours de laquelle le décor et l'émail étaient cuits en même temps. Seules quelques couleurs pouvaient admettre une telle chaleur: le bleu cobalt, le rouge tiré de l'oxyde de fer (virant à l'ocre), le peroxyde de manganèse (violet clair ou brun foncé), l'oxyde de cuivre (vert) et le jaune d'antimoine.

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